Les naufragés de la place Soweto

Les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), fidèles compagnons de Macky Sall, nous ont encore offert un spectacle digne d’un mauvais vaudeville ! Qui aurait cru que ceux qui ont gouverné le Sénégal de 2012 au 2 avril 2024 deviendraient les champions incontestés de la pirouette institutionnelle ? Au lieu de partir avec la dignité que l’histoire exige des perdants, ils préfèrent s’accrocher comme des lianes à un arbre mourant. Mais que dit déjà le proverbe ? « Lorsque le vieux singe s’accroche à l’arbre, c’est qu’il a oublié qu’il n’a plus de queue pour se balancer. »

Et nos chers députés BBY semblent en avoir perdu leur boussole et bien plus encore ! Oui, ils ont perdu toute légitimité, et pourtant, ils continuent à s’accrocher, tel un naufragé à une planche vermoulue. Pendant que le peuple sénégalais regarde, incrédule, cette tragédie se jouer devant lui, ils continuent à jouer la carte du déni. Mais la question que tout le monde se pose est simple : jusqu’à quand ? Jusqu’à quand cette farce, cet exercice désespéré va-t-il durer ?

Le coup d’éclat de la Place Soweto : Un Parlement sous occupation

Rappelez-vous cet épisode épique du 12 septembre 2022 où la gendarmerie a fait irruption à l’Assemblée nationale pour « remettre de l’ordre » dans le débat parlementaire. Oui, vous avez bien lu : des militaires dans l’hémicycle ! On croirait assister à une pièce de théâtre où la réalité dépasse la fiction. Mais cette réalité, elle est bien plus sombre. Quelle honte pour la démocratie sénégalaise que ce fut de voir les éléments du général Moussa Fall sur instruction de Macky Sall installer de force Amadou Mame Diop au perchoir de la représentation nationale.

Quand on a militarisé le Parlement pour s’assurer que les dés sont pipés en sa faveur, on ne peut plus parler de démocratie. La confiance du peuple, déjà mise à mal par des années de gestion chaotique, a définitivement été trahie ce jour-là. Mais à quoi s’attendaient-ils ? Un proverbe dit : « Celui qui mange avec le diable doit se munir d’une longue cuillère. » Mais visiblement, nos chers députés BBY ont choisi de manger avec une cuillère bien trop courte. Qui ne se souvient de ces ministres de Macky Sall qui, ce même jour, alors qu’ils étaient frappés par l’incompatibilité prévue par la Constitution, refusaient de démissionner ?

Le bal des hypocrites : Résistance ou mascarade ?

Que dire du baroud d’honneur de ces mêmes députés face à Ousmane Sonko, devenu Premier ministre malgré toutes leurs tentatives de le museler ? Ils s’agitent, se débattent, se tordent dans tous les sens pour entendre sa Déclaration de politique générale, cherchant tous les prétextes pour l’entendre. N’est-il pas savoureux de les voir réclamer aujourd’hui des procédures qu’ils ont eux-mêmes piétinées pendant des années ?

Le jeu est devenu limpide : il s’agit simplement de temporiser, de gagner du temps, d’espérer, peut-être, que quelque miracle viendra les sauver. Mais la réalité est plus crue. Le miracle ne viendra pas, et ils le savent. Pourtant, ils continuent, tels des acteurs fatigués qui s’accrochent à leurs derniers moments sous les feux de la rampe. Mais le rideau tombe bientôt, chers amis de BBY. Et quand il tombera, il sera trop tard pour chercher des excuses ou des justifications.

Les pyromanes du Parlement : Quand on joue avec le feu…

Que dire d’Amadou Mame Diop alias « Hé hé Bou leen ma fonton !! », président de l’Assemblée nationale installé par la gendarmerie. Celui qui allume des feux pour mieux les regarder brûler ? Ah, comme il doit être satisfait de sa petite mascarade parlementaire, lui qui s’imaginait capable de maîtriser la tempête qu’il a lui-même créée ! Mais voilà, dans ce pays, la vérité finit toujours par rattraper les mensonges, et la dissolution du Parlement plane désormais au-dessus de leurs têtes comme une épée de Damoclès.

On dit souvent que les hommes politiques sont comme des chats : ils retombent toujours sur leurs pattes. Mais cette fois-ci, BBY va se retrouver avec plus de griffes que de coussinets. Car en s’attaquant aux fondements mêmes de la démocratie, ils ont créé une situation intenable, une crise qui va les emporter. Et quand on joue avec le feu, on finit toujours par se brûler. Les députés de BBY continuent de danser sur les braises d’un pouvoir défait, espérant sans doute un dernier sursaut. Mais comme le dit un proverbe bien de chez nous : « Quand l’éléphant se met à danser, il piétine les fourmis. » Ces fourmis, ce sont les citoyens sénégalais, pris en otage par les manœuvres politiciennes de ceux qui refusent de laisser place à la nouvelle ère politique incarnée par le Président Bassirou Diomaye Faye.

Comme un vieux coq qui refuse de reconnaître que son chant est devenu discordant, les députés de BBY s’accrochent à leurs privilèges. Pourtant, quand le baobab tombe, même les fourmis finissent par fuir. Le moment de la vérité est arrivé : ils ont eu leur chance, ils ont joué, et ils ont perdu. Toute tentative de rédemption semble désormais vaine, et un proverbe le rappelle bien : « Quand on refuse, on dit non ». Le peuple sénégalais, épuisé par ces contorsions politiques, attend des solutions réelles. Les jeunes, les femmes, et les travailleurs demandent des réponses concrètes à leurs problèmes, plutôt que des manœuvres politiciennes et des feintes destinées à sauver des intérêts personnels. Pendant que certains cherchent à maintenir leur position, le Premier ministre Ousmane Sonko, lui, a montré qu’il était prêt à relever les défis qui se présentent. Le peuple, en silence mais avec force, demeure vigilant. C’est lui qui aura le dernier mot. Et quand viendra le moment, il sera prêt à protéger le régime qui sortira victorieux de la présidentielle du 24 mars 2024.

  Editorial publié dans le quotidien Yoor Yoor Bi du 9 septembre 2024