
Le 24 mars 2024 a marqué une rupture historique où le peuple a repris son destin en main, renforcée par la victoire législative de PASTEF le 17 novembre. Les premières mesures du Président Bassirou Diomaye Faye traduisent cette volonté de changement. Mais pour durer, la révolution doit s’enraciner culturellement, mobiliser durablement, et s’appuyer sur un PASTEF à la hauteur, en véritable avant-garde hégémonique.
Une guerre totale : hégémonie contre colonisation de l’imaginaire
Le temps n’est pas aux atermoiements. L’adversaire n’est pas seulement électoral ou institutionnel. Il est mental, culturel, anthropologique. C’est la résignation organisée, cet habit de la soumission que l’on drape du nom de sagesse. C’est aussi le recyclage du vieux personnel politique sous des habits de vertu médiatique.
Face à cela, PASTEF doit être une armée d’hégémonie : conquérir les consciences, mobiliser les cœurs, reconstruire une mémoire et inventer une espérance. Cela veut dire redonner une colonne vertébrale idéologique à la mobilisation populaire. La lutte est existentielle. Elle est civilisationnelle. Elle est un combat pour les récits, pour le sens des mots et des gestes.
Le Président du PASTEF et chef de la majorité parlementaire, Ousmane Sonko, l’a clairement exprimé lors de l’installation du Conseil national : « Il ne s’agit pas de gérer l’État, mais de le transformer ». Ce n’est pas un détail : c’est l’ADN du Projet. Gouverner, dans ce contexte, n’est pas cohabiter avec les vestiges de l’ancien régime, c’est organiser leur liquidation méthodique, dans le respect de l’État de droit, mais avec l’audace révolutionnaire que requiert le moment.
Le Parti, l’État, le Peuple : aligner les trois piliers de la révolution
La dialectique du changement repose aujourd’hui sur trois piliers : l’État (instrument de transformation), le Peuple (boussole souveraine) et le Parti (moteur idéologique). Si l’un de ces piliers faiblit, c’est toute la dynamique qui vacille. Et aujourd’hui, le risque principal est celui d’un désalignement progressif : un État qui avance, mais qui trébuche face aux sabotages internes ; un Peuple qui espère, mais qui doute face à la lenteur ; un Parti qui veille, mais qui doit désormais agir.
Il s’agit de faire de PASTEF un véritable outil de conscientisation, de mobilisation et de transmission. Il doit devenir à la fois une école populaire, un mouvement ancré dans les réalités sociales et une mémoire vivante de la lutte. Cela passe par une décentralisation plus poussée de l’organisation et l’émergence de récits culturels libérés de l’imaginaire néocolonial. Contre les féodalités locales et administratives, inventons des mécanismes pour défendre les droits du peuple.
Le Premier ministre Ousmane Sonko a mis la barre très haut dans sa dernière communication : réforme radicale de l’administration, traçabilité, performance, planification, éthique publique, etc. Il faut que ces chantiers soient portés politiquement, idéologiquement, émotionnellement, par le Parti. Car on ne gouverne pas une révolution avec des technocrates seuls. On la gouverne avec des militantes et des militants debout, organisés, convaincus.
Le 24 mars 2024 n’est pas un souvenir, c’est un cap à tenir, un souffle à raviver partout. La révolution n’est pas un instant, mais une méthode pour rebâtir la société sur la vérité, la dignité et la justice. C’est pourquoi notre combat est une guerre d’hégémonie totale.
Et cette guerre, nous allons la gagner !
